Discipline scientifique

La composante neurologique cachée des troubles musculo-squelettiques.

La dynervologie nomme et caractérise les compressions nerveuses dynamiques — composante neurologique souvent absente des lectures mécaniques classiques. Discipline clinique structurée, ouverte à la communauté médicale, opérée à l'Institut de Tours Métropole.

Le constat

Le diagnostic mécanique seul laisse un angle mort.

Gestes répétitifs, postures contraintes, port de charges : la lecture mécanique des TMS reste indispensable. Mais une part des troubles persiste sans cause mécanique suffisante — et c'est là qu'une compression nerveuse dynamique est souvent en jeu.

En consultation clinique, certaines plaintes échappent à la lecture orthopédique standard. La douleur surgit à l'effort puis se résorbe au repos. Elle change de territoire selon la posture. Elle ne s'explique pas pleinement par l'imagerie tendineuse ou articulaire disponible.

La dynervologie pose un cadre : ces tableaux comportent fréquemment une compression nerveuse dynamique — un nerf périphérique soumis à une contrainte intermittente lors du mouvement, dans un canal anatomique précis. Le repérage de cette composante ne remplace pas le diagnostic mécanique, il le complète.

L'enjeu est d'ordre clinique avant tout. Sans nommer la compression, l'orientation clinique reste partielle, et l'agent ou le salarié peut traverser plusieurs prises en charge sans qu'aucune ne lève le facteur principal.

Le socle

Un protocole clinique structuré et reproductible.

La crédibilité d'une discipline naissante tient d'abord à la rigueur de sa méthode, avant ses résultats.

Le protocole clinique Dynervolink a été défini par le Dr Benjamin Ferembach, chirurgien orthopédiste spécialiste des compressions nerveuses dynamiques. Il est structuré pour être appliqué de manière homogène sur le terrain, indépendamment des intervenants : une méthodologie claire, validée et reproductible.

La démarche formalise un raisonnement clinique expert : collecte structurée des symptômes fonctionnels et du contexte, identification de patterns évocateurs, hiérarchisation d'hypothèses. Elle est annotée par plusieurs praticiens pour éviter toute dépendance à un raisonnement individuel et préparer une généralisation multi-centrique. À terme, cette formalisation nourrit l'ambition d'un jumeau numérique du dynervologue, support d'aide à l'orientation visé à l'horizon 2030.

Cette méthode ne produit pas de diagnostic, ne remplace pas l'examen clinique et ne se substitue pas à la décision médicale. C'est un outil d'aide à la structuration du raisonnement, destiné à réduire l'errance clinique et à mieux orienter.

Preuves & résultats

Ce que la clinique montre déjà.

Un protocole reproductible, une première série instrumentée qui mesure la récupération, et des retours concordants de chirurgiens, d'un neurologue, d'un kinésithérapeute et de patients : les premiers signaux convergent.

Et si une partie de vos arrêts TMS résistait aux traitements parce que leur cause n'a jamais été nommée ? Le point de départ clinique

À l'Institut, une première série instrumentée a mesuré par capteurs la force de dorsiflexion après libération du nerf fibulaire. Chez la majorité des patients, la force s'améliore dès le premier mois après prise en charge, sans signal de dégradation fonctionnelle.

Ce que cette série établit : la compression nerveuse dynamique est une réalité clinique objectivable, et sa prise en charge produit un bénéfice fonctionnel mesurable, ce qui fonde l'intérêt d'un repérage précoce.

Force récupérée
dès le 1ᵉʳ mois

Chez la majorité des patients d'une première série instrumentée, la force est mesurée par capteurs en amélioration dès le premier mois après prise en charge.

Institut de Dynervologie, 2026

Chirurgien orthopédique

Dr Olivier Marès

« L'imagerie peut ne pas être contributive, l'électrodiagnostic peut être normal alors que la plainte fonctionnelle existe. L'approche dynervologique réintroduit la dimension dynamique du geste et oriente vers une prise en charge efficace. »

Chirurgienne — Karolinska Institutet · Aspetar

Pr Elisabet Hagert

« L'évaluation électrophysiologique ne permet d'objectiver une atteinte que dans une proportion limitée de situations, en particulier quand la compression est intermittente. Seule une analyse clinique fine identifie le mécanisme en cause. »

Neurologue

Dr Alice Gochard

« L'électrodiagnostic présente des limites connues dans les atteintes intermittentes ou dépendantes du mouvement. Une approche clinique structurée est indispensable pour compléter l'arsenal diagnostique. »

Le chirurgien orthopédique Dr Thomas Apard et le kinésithérapeute Jérôme Piquet font le même constat : face à la dissociation entre plaintes fonctionnelles, électrophysiologie et imagerie, l'analyse clinique dynamique reconstitue une logique étiologique cohérente là où les approches segmentées échouent, et une compression correctement identifiée et traitée donne souvent une récupération rapide et mesurable de la force.

L'enjeu économique

Pourquoi agir tôt est rentable.

Le coût d'un TMS est largement sous-estimé quand on se limite au coût assurantiel. Il explose en cas de chronicisation, et c'est précisément là que le repérage précoce a de la valeur.

≈ 34 000 €/cas

Coût moyen imputé d'un TMS des membres supérieurs reconnu (40 976 cas, 1,408 Md€ de dépenses imputées en 2024).

Assurance Maladie – Risques professionnels, Rapport annuel 2024

60 – 120 k€/cas

Coût total estimé pour l'entreprise, coûts indirects inclus. Ordre de grandeur prudent, pas une modélisation propre.

Littérature économique et assurantielle — coûts indirects 2 à 4× les coûts directs

jusqu'à 98 %

Part des TMS dans les maladies professionnelles du secteur public ; durées d'arrêt souvent supérieures à 4 mois, coût souvent auto-assuré.

CNRACL – Fonds national de prévention

L'évitement d'un seul arrêt long ou d'une rechute suffit le plus souvent à rentabiliser un programme structuré de repérage et d'orientation. À titre de repère sectoriel, et non comme résultat propre à Dynervolink, les programmes de prévention TMS structurés documentent un retour de l'ordre de 2,2 à 3 € pour 1 € investi.

Pour aller plus loin

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